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C'est au lendemain de la guerre de Sécession des États-Unis que les timbres-monnaie apparurent et furent utilisés jusqu'en 1876. En France, c'est deux ans après la première guerre mondiale, que ceux-ci se répandirent sur le territoire national. En effet, cette dernière avait rendue exsangue les réserve de métaux nobles en France, principalement le cuivre et le laiton. L’État ne produisant plus de pièces à faible valeur faciale, les français voient leur porte-monnaie vide de ces pièces divisionnaires
très utiles pour les échanges de la vie quotidienne.
Devant cette pénurie, les initiatives privées ou semi-publiques se multiplient, ainsi on utilise un timbre contenu dans une pochette de cellophane, le tout fermé par une bandelette publicitaire. C'est le début des monnaies de nécessité. Cependant ce support est trop fragile. C'est le 29 mars 1920 que Édouard Bouchaud-Praceiq dépose le brevet d'un jeton métallique. Ce dernier se présente sous la forme d'un premier support rond dans lequel est enchâssé le timbre et d'un disque transparent au dessus, le tout scellé par un fermoir métallique. La partie métallique du jeton porte généralement une publicité. Ces jetons de nécessité ou timbres-monnaie connaissent un fort succès jusqu'en 1923-1924, date à laquelle la petite monnaie émise par l’État fut de nouveau en circulation en quantité suffisante.
C'est sous la marque FYP, qu'un industriel se lance dans l'émission de jetons de nécessité. Il en fabrique de deux types, les premiers en fer-blanc, ont sur leur verso une publicité peinte alors que les seconds, fabriqués en aluminium portent une publicité en relief. La majorité de ces jetons mesure 33 mm de diamètre et le timbre présent sous la capsules de mica est généralement au type semeuse camée ou lignée et d'une valeur allant de 5 à 25 centimes. Le fond, autour du timbre, est de couleur variée. Si les timbres-monnaie n'ont jamais été reconnus officiellement, que ce soit par le Trésor Public ou par la Poste, ils ne firent cependant l'objet d'aucune interdiction officielle. Un des plus gros utilisateur de ces jetons, fut le Crédit Lyonnais.
Si en Algérie, on utilise le même système qu'en métropole, il n'en est rien pour la Cote-d'Ivoire, Madagascar ou la Guinée. Dans ces pays, les timbres sont simplement collés sur un support en carton, à Madagascar (1916 à 1922) au dos du carton apparaissent un chien ou un zébus, alors qu'en Cote-d'Ivoire une surcharge "Valeur d'échange" est apposée, suivie d'une valeur pouvant être 5, 10 ou 25 centimes, correspondant à la valeur faciale du timbre collé. Pour la Guinée, seul le cachet "valeur d’échange" apparait, sur trois types de timbres différents, la valeur étant celle du timbre surchargé. La valeur de ces timbres-monnaie se trouve généralement dans les catalogues numismatiques, cependant il me semble qu'il s'agit d'un pan à part entière de la philatélie... Quelques sites vous permettront de découvrir "l'ensemble" des timbres-monnaie comme collectiondemonnaie
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